dimanche 25 mai 2008

Oh!91

C'est un lien vers juste des petits textes que j'aime beaucoup :


c'est presque rien, c'est plein de beaucoup, et puis... et puis il y a Piotr.

Lyon, 1 an déjà.

Il y a pile un an, j'apprenais que j'étais muté à Lyon.

Je suis alors venu passer la journée à mon futur bureau, rencontrer le chef et les collègues et tout et tout.

Et ma toute première photo de Lyon, c'est celle-là :

Il faisait super chaud, j'étais en train de changer radicalement d'orientation professionnelle, et j'arrivais dans une ville inconnue .. et je n'avais aucune notion de tout ce qui allait changer pendant cette année !

Aujourd'hui, je ne regrette rien.
J'ai passé des moments formidables à Paris, je me sens parfaitement bien à Lyon.

Les deux villes sont complémentaires, et j'ai la chance de passer de l'une à l'autre régulièrement.
J'ai gagné en qualité ce que j'ai perdu en intensité, et c'est plutôt bien comme ça.

Le regret, c'est de ne plus pouvoir voir régulièrement nos amis; mais là aussi, certains sont déjà venus sur Lyon, et .. nous avons pu mieux apprecier ces instants partagés, parceque vécus dans un contexte plus détendu, plus favorable à des échanges plus profonds.
Et nous avons de nouveaux amis lyonnais, certains n'ayant même pas hésité à nous aider, dès la première heure, à m'aider à porter les cartons de l'emménagement, un service en valant bien un autre.


Et dans tous ces changements, il était à mes cotés, confiant, aimant, rassurant. Ca fait du bien.

samedi 24 mai 2008

2 êtres s'éteignent.

On a appris aujourd'hui la mort de deux personnes.
Deux destins bien différents, l'un très bref, l'autre très mouvementé.

La médecine ne lui donnait aucun espoir, et il a continué son oeuvre pendant plus de 20 ans, plus fort et plus déterminé.

A la fois cruelle et pleine de ressources, la vie se confirme encore une fois comme un tout petit et très court passage sur terre... plein de rebondissements possibles !

Il t'appartient, ami lecteur, de la remplir du mieux que tu peux.

Se dire qu'on ne pourra pas tout faire, jeter et renoncer maintenant au superflu.

Je ne dis pas qu'il faut se battre, parceque c'est vain et vide de sens.
Juste y croire, donner sa chance à la vie, c'est déjà beaucoup.

Juste préférer les remords aux regrets.


C'est facile, vu comme ça, hein ?

Ben moi j'y arrive pas.

jeudi 22 mai 2008

Pince-fesses

"Bruno, ça ne te dérange pas d'y aller, tu habites tout près ? On a été invités, je ne sais pas trop comment ce sera, mais ce serait bien qu'on sache ce qui s'y dit... De toute façon y'aura des gens bien habillés et des petits fours."

Et voilà comment je me suis retrouvé à l'entrée d'une salle de réunion dans un cabinet d'avocats de Lyon, autour d'une très grande table ronde, parmi ce que je dois bien appeler :

des notables de province.

Le sujet qui avait commencé avant que je n'arrive était intéressant, mêlant politique, économie et organisations ; les arguments - que je ne comprenais pas tous - étaient pertinents et vifs... Mais je ne pouvais m'empêcher d'observer aussi les caractères qui étaient attablés là.
Majoritairement des hommes, une moyenne d'âge d'environ 50 ans, tous en chemise ou chemisier, un tiers en cravate, la moitié avec une veste, portant tous une alliance, un tiers bedonnants, et beaucoup s'exprimant avec un air sûr de soi, sûr d'être arrivé, sûr de savoir, sûr de sa notabilité.

J'ai été bien accueilli... par l'un des plus jeunes (40 ans), membre du Bureau de cette assemblée. Et quand il a été question de bonnes volontés pour rentrer au Bureau de l'association, après avoir rappelé avec connivence les noms des anciens, on a parlé de jeunesse : et les regards se sont tournés vers moi... disant qu'en plus on n'avait jamais eu de représentant de ma catégorie... Alors j'ai bredouillé un "je viens d'arriver" qui a pourtant fini d'emporter la certitude - "eh bien justement !" - de l'assemblée : c'était bon, j'en ferai partie.
Alors j'ai regardé mes mains jusqu'alors croisées sur la table... j'ai relevé les yeux vers tous et écarté mes doigts un instant, d'un signe de résignation flattée, poliment : d'accord, je viens.

Durant le reste de la réunion qui portait sur des statuts (où j'ai encore appris beaucoup parmi des touffes d'informations souvent floues pour moi), je me demandais tout de même ce que j'avais accepté au juste...
Et puis finalement, ce qui a emporté mon esprit c'est : on verra bien, je n'en mourrai pas !

...C'est Erwan qui va être content que j'ajoute encore des réunions !


Alors me voilà arrivé parmi la bourgeoisie de province. Je me sens comme en territoire inconnu... une expérience ethnologique en immersion. On verra bien.

mardi 20 mai 2008

Retour à San Sebastian

Lors de notre séjour à Biarritz, nous avons passé une journée (nuageuse) à San Sebastian, au pays basque espagnol.





D'abord les rues de la vieille ville, rectilignes au possible...










...et une drôle d'enseigne... Ne dirait-on pas un pénis géant en train d'attendre son orifice... ? Eh bien c'en est un ! Un appel explicite pour le sex-shop bien nommé "La Condonuria".





Une jolie vitrine de librairie, poétique...









Un magasin de vêtements et autres produits "naturels" ou taillés pour l'aventure, et un trappeur à côté du grizzly dompté, son arme favorite à la main...





Un tronc d'église se voulant sans doute mignon,
mais que j'ai trouvé effrayant...









Et finalement une super chouette journée, Erwan & Bruno, et nos amis Philippe et Morgane !


(sur l'image, Erwan et Morgane défilant pour la joie d'être vivants)

Contre l'hétérosexualité


Si jamais certains hommes avaient encore quelques velléités d'hétérosexualité, voici un film qui risque de les calmer.


Vagina dentata, c'est le mythe du vagin avec des dents qui coupe le pénis de ceux qui tentent de le pénétrer. Et là le mythe devient réalité, ou plutôt cauchemar... amusant.



Et si le scénario n'est pas tendre pour eux, deux jolis gars apparaissent dans ce film :



John HENSLEY
, qui joue le presque frère de l'héroïne : un joli brun aux teint clair et regard ténébreux. Beaucoup plus sexy ici en bad boy que dans ses autres films ou séries.



Hale APPLEMAN, qui joue le petit ami : un brun au visage très angélique, mais au torse délicieux. D'ailleurs voici son torse uniquement, pour tester la "pureté" de vos pensées...

lundi 19 mai 2008

Dard dard !

Message à nos amis parisiens !

Dans notre vie antérieure, on avait des amis. Si, si, des amis parisiens.
Parmi ceux-ci, une foultitude de gens super connus, des stars, des pipole, et aussi des comédiens (forcément, Paris, quoi !)
Enfin, bon.. disons qu'on a au moins un copain qui joue dans une compagnie, c'est déjà pas mal, non ?Et en ce moment, à l'aktéon, il joue "Dard Dard, la comédie insecticide".

On était allé voir la première (star system oblige), et on a beaucoup aimé : drôle, frais, cadencé, on ne s'ennuie pas, on apprécie l'humour et le talent de l'auteur et des acteurs, bref, on passe un bon moment.
On est même allé la voir la voir deux fois, "Dard dard bêta", et "Dard dard 2.0", pour voir l'évolution d'une pièce entre sa création et son remaniement suite à son succès inter sidéral !

Et on n'est pas payé pour le dire !!.. sauf à considérer qu'approcher le torse musclé et velu de David est un avantage en nature ?

samedi 17 mai 2008

ErwanéBruno sur Saône

Demain, dimanche 18 mai, il y a le pardon des mariniers sur la Saône.

Parmi les activités nombreuses diverses et variées (dont un bal populaire animé par un DJ international, c'est vous dire le niveau), il y a une ballade "découverte du port de Lyon".

Départ à 14h30 depuis le quai Rambaud, 1h30 de croisière, 10€.

Nous, on y sera ! (girls allowed)


(la photo a été prise l'été dernier en Bretagne au petit port du Bono)

vendredi 16 mai 2008

In gode we trust

Ce slip, est une broderie.
Comme c'est délicat, non ?

...Sauf qu'en y regardant de plus près, ce n'est pas un slip, mais un plan, celui du parc de la Tête d'Or, un des deux grands parcs de Lyon (avec celui de Gerlan).
Cette oeuvre est l'une de celles de Mickaël Tramoy, exposées en ce moment à la galerie Néon, sur les pentes (de la Croix Rousse) : In Gode We Trust.
Nous étions au vernissage le 28 avril, et je me suis bien amusé avec les quelques objets très sexualisés, et drôles aussi la plupart du temps.



Comme ce camion "Barbie", exposé en vitrine forcément, dont le titre est détonnant :
Hommage aux travailleuses.
On ne le voit pas très bien sur cette photo, mais justement ça obligera à aller sur place pour le découvrir "en vrai" (et pourquoi pas l'acquérir).

Il y a aussi un article sympa sur l'expo dans l'Hétéroclite de mai (un mensuel "gay mais pas que", gratuit, format journal, que j'aime beaucoup).

mardi 13 mai 2008

Et la Terre ne s'arrêtera pas de tourner pour autant

A propos des Jeux Olympiques, de leur boycott ou pas, de la participation d'untel ou pas, à propos de la répression des autonomistes tibétains, à propos de la Chine, à propos des enjeux économiques et politiques, etc. (cf. MatooBlog), j'en arrive à avoir une idée qui trancherait ces petits débats de belle manière.

J'aimerais que Sarkozy, Notre Président (faut s'y faire), aille bel et bien à Pékin pour la cérémonie d'ouverture. Oui, qu'il y aille (bonus : pendant ce temps-là il ne serait pas en Europe), avec la belle Carla qui s'habillerait encore mieux qu'à Buckingham tiens, qui épaterait la galerie du grand monde comme jamais, tout le monde serait ébloui par elle jusqu'à :
Lors d'une prise de parole dans le stadium, à l'issue d'un petit discours rapide et sans réelle importance, le Nicolas concluerait par un beau et fier et franc :

Vive le Tibet libre !
(et en français tant qu'à faire)


...je lis d'avance les commentaires "oh lalalalalala... mais tu ne te rends pas compte, les contrats Areva, Airbus, Kiabi, Téfal et Chanel !!!".
Ouais, et alors ?...

De Gaulle, en 1967, au balcon de l'Hôtel de Ville de Montréal, il ne s'est pas emmerdé à être politiquement correct vis à vis des maîtres du monde économique de l'époque (le Canada étant considéré par les USA comme une chasse gardée) avec son fameux Vive le Québec Libre !



- L'excuse du "on n'a jamais rien fait pour le Tibet, pourquoi s'agiter maintenant", je lui réponds : il n'est jamais trop tard. En 1789, ça faisait des siècles qu'il y avait de sérieux problèmes.

- L'excuse du "on s'en fout de ces mecs en robe orange sur leur hauts plateaux", elle m'est proprement imbuvable. C'est le cynisme dans ce qu'il a de plus idiot, de plus fasciste. Comme si certains peuples étaient plus dignes de liberté que d'autre (et non, merci, pas de lien vers ce qui révèle la face cachée des méchants tibétains, une répression c'est une répression).

- L'excuse du "on peut pas, ah non, la Chine est trop importante économiquement", alors celle-là elle m'énerve vraiment, parce qu'avec des réflexions comme ça, on ne fait jamais de révolution. Et en France, on a fait des révolutions en 1789, 1830, 1848, pour finalement arriver à être la première puissance mondiale (grosso modo à égalité avec le Royaume-Uni et l'Allemagne) avant 1914. Et que je sache, l'économie n'a pas été ruinée par des révolutions sans pouvoir se relever.
Sans compter qu'aujourd'hui on fait partie de l'Union Européenne, on pourra toujours aller chercher nos slips à 1 euros chez les voisins, voire en fabriquer nous-même tiens !

Si on a toujours peur des conséquences économiques, on ne fait jamais rien.
Et là, j'ai le sentiment qu'on ne fait plus grand chose que subir l'ultra-libéralisme depuis 25 ans. Et justement ce serait l'occasion pour Sarko de faire enfin un truc bien depuis les radars automatiques, mais dans une toute autre mesure !


...malheureusement, je crois que je ne me mouille pas trop avec cette idée, car je suis certain que Sarko sera bien trop pleutre pour faire quoi que ce soit de ce genre... J'aimerais pourtant tellement l'aimer pour ça...